Débourrage
 
 

Généralités sur le débourrage
 
Définition et buts

 
 
Le débourrage du cheval est la recherche du développement harmonieux de ses aptitudes en vue de son emploi par l’homme. La première des étapes de cette éducation est le « débourrage ».

Sortant de son prénatal, le cheval apprend « à porter son cavalier aux trois allures, a obéir aux aides simples et a avoir un contact franc, sans peser ni tirer. » (Colonel de st André, ancien Ecuyer en Chef du Cadre Noir de Saumur) et « accepter le contact incessant mais passif de ses aides » (Général de Beauchène).

Si le dressage des chevaux diffère en fonction de leur race et de leur modèle (précocité et aptitude), en fonction du service auquel on les destine (cheval de course, de chasse, d’obstacles, d’école, de promenade, de polo), tous par contre reçoivent un débourrage , dont les variantes imposées par le temps, les moyens ou la nature et l’espèce du cheval considéré, ne sont que minimes. Les buts restent les mêmes :
 -Familiariser le poulain à un nouveau mode de vie caractérisé par :
    *des conditions physiques très éloignées de son biotope naturel.
    * la perte de sa liberté et de son indépendance : sujétion et soumission                    absolues à l’homme lui sont imposées.
 - Etablir un langage conventionnel entre le cheval et l’homme.
 - Obtenir un cheval tendu, sur la main, en avant, calme et confiant.
 - Développer sa force physique, sa souplesse, son habileté et son endurance en      vu de son utilisation sous la selle.
 
 

Importance du débourrage
 
« Les bons et longs services d’un cheval dépendent toujours de la manière dont il à été commencé » (Cte d’Aure)

 
Physiquement, le débourrage commence à forger la musculation du cheval. Or une musculature mal développée est préjudiciable pour son avenir :
     -elle ne peux ensuite etre que très difficilement rectifiée,
     -elle ruine les articulations à plus ou moins longue échéance,
     -elle influence ses réactions aux exigences du dresseur : musclé « à l’envers » ou « dans le mauvais sens » un cheval ne peut répondre correctement aux demandes de son cavalier. Il en résulte la médiocrité dans l’exécution, l’incapacité de mise en œuvre de ses moyens dans leur plénitude, voire la révolte.
 
Psychiquement, les premières impressions que le cheval retire de son maniement par l’homme sont ineffaçables. Sa mémoire est grande :
     -un débourrage manqué impressionne définitivement son psychisme et influence son comportement. Contractions, défenses ou rétivité peuvent naître.
 
 Il est donc essentiel que dès ses premiers contacts avec l’homme, le cheval prenne en lui une confiance absolue, mais il doit aussi en apprendre à garder sa place et à respecter son Maître : ce ne doit pas être un enfant mal élevé !
 
Calme, patience et douceur du dresseur y contribuent. Pendant tout le travail du débourrage, le jeune cheval doit conserver sa gaité naturelle, son dresseur se montrant progressif, indulgent sur ses fautes de jeunesse, mais sachant lui interdire toute incartade et ne lui donnant jamais l’occasion de prendre conscience de sa force.

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